Ces derniers temps, c'est peu de le dire, la France se prend les pieds dans sa burka. Où l'on apprend de manière très intéressante, que l'on peut être arrêté pour un fait en soi déjà discutable, et voir quelqu'un de notre entourage condamné pour toute autre chose. Il va falloir nous expliquer comment Rachida Dati a pu être ministre avec un frère en taule et Nicolas Sarkozy président avec un père escroc de haut vol.
Le gouvernement ne cesse de nous impressionner. François Barouin réussit à rapatrier le patrimoine fiscal de Michèle Laroque juste en fourrant son biscuit. Une grande leçon d'engagement politique qui donne des idées. Il suffirait sans doute que Nicolas Sarkozy encule Johnny Hallyday pour que le plus grand poète de France fasse sa déclaration d'impôts à Paris. Allez un petit effort président ! Après tout, sodomiser un septuagénaire nanti d'un cancer colorectal doit présenter quelques similitudes avec le fait de titiller le plancher périnéal d'une première dame qui a testé pour nous toutes les bites des années 90.
Des efforts c'est aussi ce que l'on demande aux Grecs. Non contents d'être l'un des peuples les plus ridiculisés d'Europe, on les accuse aujourd'hui d'avoir eu la feta plus grosse que le ventre et d'avoir joui en toute impunité pendant des années de conditions de vie abusivement idéales. Une spéciale dédicace aux pauvres, aux malades de la pollution, aux victimes des incendies et aux étudiants morts dans les manifestations de l'année passée. Non aujourd'hui, il faut le savoir être grec c'est une chance en soi, un art de vivre absolu. Et maintenant il va falloir payer pour ça. C'est le message des Allemands qui sont dégoûtés d'être allemands alors que personne n'y peut rien. C'est le message des Français qui en terme d'austérité et de rigueur savent de quoi ils parlent. Car la vie est bien difficile dans un pays où l'on travaille 35 heures par semaine et où peut se faire enlever les dents de sagesse en présentant sa carte de bus.
L'austérité chez les Grecs oui mais chez nous surtout pas. Il faut bien que les ministres se fassent des petits en-cas, prennent des vacances et fassent marcher la prostitution ukrainienne. Il faut bien que l'on bénéficie de crédit d'impôt parce qu'on fait tailler sa haie, qu'on est journaliste ou qu'on habite à l'Ile de Ré. Quant à savoir comment payer les retraites, pour certains ils suffiraient d'exterminer les vieux. Les priver de Derrick et de commémorations devrait suffire. Car après tout, et puisque c'est le thème de cette chronique, avoir fait la guerre pour voir des jeunes prêts à donner leur vie pour un apéro Facebook ça doit quand même faire bien mal au cul.
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