dimanche 23 mai 2010

Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 23 mai 2010

Aujourd'hui, il faut le savoir c'est la Pentecôte. C'est-à-dire que de par le monde, des millions de gens fêtent l'arrivée du Saint-Esprit pendant que des milliards d'autres n'ont rien vu du tout. On remarquera tout de même qu'il y a plus de personnes à avoir maté Avatar en 3D que d'humains ayant serré la pogne du Saint-Esprit en personne.
Quoi qu'il en soit, les pauvres petits commerçants qui sont toujours si malheureux, vont allègrement vendre du veau sur le dos des cathos, comme à d'autres époques de l'année de la bûche, des oeufs en chocolat et des avortements clandestins. Merci Jésus donc. Ce qu'il y a de bien avec l'église catholique, c'est qu'elle a le sens de la fête. La Pentecôte c'est célébrer le fait d'être 50 jours après Pâques. Ce qui fait qu'entre la journée de la mucoviscidose, celle du lapin angora, et celle de lutte contre l'homophobie, pas moyen d'échapper à la fête cette semaine.
Pas moyen d'échapper non plus à une question dont le Front populaire se serait saisi avec entrain : Faut-il ou non organiser des apéros Facebook ? La mort d'un jeune Nantais ayant passablement traumatisé les amateurs de Champomy, il faut agir. Et de signaler que ce jeune était pompier ce qui ne prouve absolument rien quant à la moralité de son foie, mais qui incite à se débrouiller soi-même quand on est témoin d'un incendie. Et Brice Hortefeux de faire le discours des nations sur le thème de Ne tuons pas la convivialité.
Mais que font au juste Nicolas Sarkozy et ses ignobles nains, Grassouillet et Albinos, à part tuer la convivialité ? Allez un peu de fun que diable. Il est grand temps de rouvrir les frontières pour profiter ensemble d'être français. Il est temps pour les petites mamies de soulever leur matelas et d'aller changer les 20 millions de francs planqués dessous pour payer les retraites. En ces temps de Coupe du monde, il faut porter haut et beau les couleurs du drapeau. Et même si la fête est un peu gâchée par les joyeux lurons qui s'offrent des chèques-cadeaux putes mineures pour leurs anniversaires, ne l'oublions pas, la Coupe du monde est à la France, ce que le tapis est à l'Iran, c'est-à-dire le seul motif de réjouissance de son peuple.
Tout du moins jusqu'à ce qu'on se fasse sortir en huitième.

dimanche 9 mai 2010

Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 9 mai 2010

Ces derniers temps, c'est peu de le dire, la France se prend les pieds dans sa burka. Où l'on apprend de manière très intéressante, que l'on peut être arrêté pour un fait en soi déjà discutable, et voir quelqu'un de notre entourage condamné pour toute autre chose. Il va falloir nous expliquer comment Rachida Dati a pu être ministre avec un frère en taule et Nicolas Sarkozy président avec un père escroc de haut vol.
Le gouvernement ne cesse de nous impressionner. François Barouin réussit à rapatrier le patrimoine fiscal de Michèle Laroque juste en fourrant son biscuit. Une grande leçon d'engagement politique qui donne des idées. Il suffirait sans doute que Nicolas Sarkozy encule Johnny Hallyday pour que le plus grand poète de France fasse sa déclaration d'impôts à Paris. Allez un petit effort président ! Après tout, sodomiser un septuagénaire nanti d'un cancer colorectal doit présenter quelques similitudes avec le fait de titiller le plancher périnéal d'une première dame qui a testé pour nous toutes les bites des années 90.
Des efforts c'est aussi ce que l'on demande aux Grecs. Non contents d'être l'un des peuples les plus ridiculisés d'Europe, on les accuse aujourd'hui d'avoir eu la feta plus grosse que le ventre et d'avoir joui en toute impunité pendant des années de conditions de vie abusivement idéales. Une spéciale dédicace aux pauvres, aux malades de la pollution, aux victimes des incendies et aux étudiants morts dans les manifestations de l'année passée. Non aujourd'hui, il faut le savoir être grec c'est une chance en soi, un art de vivre absolu. Et maintenant il va falloir payer pour ça. C'est le message des Allemands qui sont dégoûtés d'être allemands alors que personne n'y peut rien. C'est le message des Français qui en terme d'austérité et de rigueur savent de quoi ils parlent. Car la vie est bien difficile dans un pays où l'on travaille 35 heures par semaine et où peut se faire enlever les dents de sagesse en présentant sa carte de bus.
L'austérité chez les Grecs oui mais chez nous surtout pas. Il faut bien que les ministres se fassent des petits en-cas, prennent des vacances et fassent marcher la prostitution ukrainienne. Il faut bien que l'on bénéficie de crédit d'impôt parce qu'on fait tailler sa haie, qu'on est journaliste ou qu'on habite à l'Ile de Ré. Quant à savoir comment payer les retraites, pour certains ils suffiraient d'exterminer les vieux. Les priver de Derrick et de commémorations devrait suffire. Car après tout, et puisque c'est le thème de cette chronique, avoir fait la guerre pour voir des jeunes prêts à donner leur vie pour un apéro Facebook ça doit quand même faire bien mal au cul.