Enfin le voilà, inattendu comme un problème gastrique chez Johnny Hallyday, aussi rempli de suspense qu’un épisode de Julie Lescaut, le remaniement ministériel est arrivé. Avec le Beaujolais. Dont il partage le manque de goût et l’absence d’intérêt.
Pénible gueule de bois pour les quelques toutous priés de retourner à la niche. Fadela Amera est bonne pour aller faire des boulettes à la Fête des communautés. Evincée selon elle parce que Fillon n’aime pas les Arabes, elle va découvrir que les Arabes ne l’aiment pas elle. Retour à la case départ, pute et soumise. Les ministres de l’ouverture n’ont plus qu’à se raser la tête et aller paradant au Congrès socialistes avec un N cousu de rouge sur leur veste. Rama Yade quant à elle, va finir sa crise d’adolescence en enregistrant un disque avec la Compagnie créole.
Et voici venu le temps des petites chieries vengeresses qui vont empoisonner les prochaines mois. Hervé Morin, presque aussi bête que Christian Estrosi, s’en prend à François Bayrou, l’accusant d’avoir chié à Karachi. Autant accuser un petit chanteur à la croix d’avoir participé à une tournante. Des livres se préparent, tout plus inintéressants les uns que les autres, sur le thème du on-a-été-méchant-avec-moi-alors-je-vais-tous-vous-débiner.
Le Parti socialiste quant à lui, la ramène moyen. Incapable une fois de plus de réagir, il regarde impuissant Arnaud de Montebroute annoncer sa candidature, pendant que Dominique Strauss-Kahn se fait sucer (c’est la saison) et que Ségolène Royal manigance on ne sait trop quoi.
Dans ce climat malsain et surréaliste, l’individualisme ressurgit. France 2 menace d’annuler le Téléthon « qui ne peut définitivement pas concurrencer l’élection Miss France » .Et le brave téléspectateur de se remettre en question : faut-il se palucher devant les myopathes pour aller au paradis ?
Les temps sont durs pour les âmes sensibles et la neige qui se profile ne devrait pas arranger les choses. Les routiers allemands vont encore nous tomber sur le dos, les enfants manquer trois mois d’école et les buralistes organiser des tables rondes. Oui l’hiver sera dur, long et pénible. Alors un bon conseil, une tisane, un suppo et au dodo.
dimanche 21 novembre 2010
dimanche 7 novembre 2010
Chronique actu de Monique Leroux-Brochard du dimanche 7 novembre 2010
Ca y est enfin, après des kilomètres de marche, des millions de panneaux brandis, de bières bues , d’averses essuyées plus quelques morts, oui cette fois, même les syndicats sont d’accord pour le dire : la mobilisation contre les retraites est en baisse. Faut dire, y a plus grand-chose à négocier et il faut au moins être à la retraite pour aller continuer à battre le pavé quand on l’a si profonde. La leçon à tirer, c’est qu’avec quelques mois devant soi, une bonne bande de CRS déconneurs, du covoiturage et des épidémies sanitaires, on peut tout faire passer.
Cependant, et les chanteurs engagés en conviendront, la vie est injuste. Car pourquoi nous, gentils Français, fondamentalement tournés vers les autres, mobilisés contre la pénibilité du travail et même un peu contre le racisme quand on a deux secondes, pourquoi devons-nous subir la méchanceté crasse et la gouvernance basse de plafond d’un fini à la pisse issu d’un village reculé des Carpates ? Ou pourquoi, alors que de l’autre côté de l’Atlantique, des Américains, gros, méchants, religieux et armés veulent descendre leur président, hawaïen ( si c’est pas cool ça) juste parce qu’il veut leur imposer la sécu ? Et Obama, de fuir les coups de crucifix des chasseuses de castors d’Alaska pour se réfugier au bord du Gange. Tu sais Barack tu peux venir chez nous, nous on aimait bien ça la sécu, du temps où l’on avait encore… Ah oui mais non, c’est vrai, t’es Noir, si tu viens ici tu vas te faire botter le cul.
Franchement, est-ce que ça vaut encore le coup d’être Français, peut-on se demander. Patrie médiocre, héritière de la Philosophie des Lumières éteintes, spécialiste du charter d’étrangers . C’est maintenant de notoriété publique, les Français sont sales, ils ne parlent pas de langues étrangères ( même pas l’allemand alors que bon… y avait de quoi), ils trompent leur conjoint et se comportent mal à l’étranger. Sportivement, l’emblème de la France c’est la honte, une Coupe du monde de football qui fit rougir le moins sportif de nos concitoyens, des nageuses qui font leurs grosses salopes sur internet, et là cerise sur le gâteau , alors que la France accueille les championnats de France d’escrime à Paris, l’équipe nationale même pas foutue de tirer un petit coup.
Alors franchement, puisqu’être Français est aussi inutile que de posséder un minitel aujourd’hui, si on passait à autre chose ? La fin de la mobilisation des retraites nous intime de trouver une autre activité. Car pendant que le PS se mutilera dans le cadre de ses primaires, pendant que le gouvernement pondra une autre loi monstrueuse (celle sur la suppression de l’aide médicale aux sans-papiers, elle est bien par exemple !), oui pendant ce temps-là nous on fera quoi, à part les courses de Noël ?
Et si on s’occupait de créer une nouvelle France, qui irait du port de Marseille aux frontières flamandes. Annexion de la Wallonie, suppression de la Corse et de l’Alsace, créons la France de tout de suite, ouverte et tolérante. Bref, la France qui ne votera pas pour Sarkozy en 2012.
Cependant, et les chanteurs engagés en conviendront, la vie est injuste. Car pourquoi nous, gentils Français, fondamentalement tournés vers les autres, mobilisés contre la pénibilité du travail et même un peu contre le racisme quand on a deux secondes, pourquoi devons-nous subir la méchanceté crasse et la gouvernance basse de plafond d’un fini à la pisse issu d’un village reculé des Carpates ? Ou pourquoi, alors que de l’autre côté de l’Atlantique, des Américains, gros, méchants, religieux et armés veulent descendre leur président, hawaïen ( si c’est pas cool ça) juste parce qu’il veut leur imposer la sécu ? Et Obama, de fuir les coups de crucifix des chasseuses de castors d’Alaska pour se réfugier au bord du Gange. Tu sais Barack tu peux venir chez nous, nous on aimait bien ça la sécu, du temps où l’on avait encore… Ah oui mais non, c’est vrai, t’es Noir, si tu viens ici tu vas te faire botter le cul.
Franchement, est-ce que ça vaut encore le coup d’être Français, peut-on se demander. Patrie médiocre, héritière de la Philosophie des Lumières éteintes, spécialiste du charter d’étrangers . C’est maintenant de notoriété publique, les Français sont sales, ils ne parlent pas de langues étrangères ( même pas l’allemand alors que bon… y avait de quoi), ils trompent leur conjoint et se comportent mal à l’étranger. Sportivement, l’emblème de la France c’est la honte, une Coupe du monde de football qui fit rougir le moins sportif de nos concitoyens, des nageuses qui font leurs grosses salopes sur internet, et là cerise sur le gâteau , alors que la France accueille les championnats de France d’escrime à Paris, l’équipe nationale même pas foutue de tirer un petit coup.
Alors franchement, puisqu’être Français est aussi inutile que de posséder un minitel aujourd’hui, si on passait à autre chose ? La fin de la mobilisation des retraites nous intime de trouver une autre activité. Car pendant que le PS se mutilera dans le cadre de ses primaires, pendant que le gouvernement pondra une autre loi monstrueuse (celle sur la suppression de l’aide médicale aux sans-papiers, elle est bien par exemple !), oui pendant ce temps-là nous on fera quoi, à part les courses de Noël ?
Et si on s’occupait de créer une nouvelle France, qui irait du port de Marseille aux frontières flamandes. Annexion de la Wallonie, suppression de la Corse et de l’Alsace, créons la France de tout de suite, ouverte et tolérante. Bref, la France qui ne votera pas pour Sarkozy en 2012.
dimanche 24 octobre 2010
Chronique actu de Monique Leroux-Brochard du dimanche 24 octobre 2010
Cette semaine, le monde se divise en deux catégories. D’un côté, les gens qui bloquent les dépôts de carburant. Population précarisée ou susceptible de l’être un jour parce qu’ayant fait des études de diététique ou de socio. Lycéens, étudiants, retraités, ouvriers, utilisateurs de toilettes sèches, bref les gens de gauche. De l’autre, les employés, classe moyenne, mères de famille, cadres petits et grands, des gens qui ont une voiture et poussent le vice jusqu’à s’en servir, bref des gens de droite.
Un petit monde qui se retrouve pour autant dans la rue les jours de manif, en train de se demander si, vu que pour les retraites c’est mort, la grande leçon de 2010 ce n’est pas le covoiturage. Une thèse inquiétante pondue par les petits-enfants des éternels optimistes qui au lendemain de la seconde guerre mondiale affirmaient que l’on avait perdu des millions de gens certes, mais qu’au moins on avait importé le chewing-gum !
La chute de Nicolas Sarkozy, la poignée de babos qui y croient encore sera donc dans la rue pendant les vacances pour tenter de l’obtenir, moins des milliers de braves jeunes en vacances, parce que faire la grève pendant les vacances, c’est bien connu, ça sert à rien.
D’ailleurs, alors que se profile un remaniement ministériel, le moment est venu de regarder devant soi. Oui la vie sera plus rose dans quelques mois, quand Pipo le poivrot sera le premier ministre. Car s’il y a quelque chose que les Français aiment encore plus que la cohabitation, c’est bien se voir dicter la voie par un gros plein de vinasse vulgaire et con. Michel Sardou quoi. Pour les autres, pas de certitude, mais pour fêter la fin de l’ouverture, on aimerait bien que la dernière mission de Bernard Kouchner soit en Haïti. Car l’anus défoncé au choléra sur un tas géant de merde en train de crier des SOS à la communauté internationale pourrait de nouveau le rendre acceptable aux yeux des milliers de socialistes trahis par monsieur bol de riz. On peut toujours rêver.
En fait, la seule bonne nouvelle, c’est que le week-end prochain c’est la Toussaint, la Fête des morts. S’il pouvait y en avoir quelques-uns…
Un petit monde qui se retrouve pour autant dans la rue les jours de manif, en train de se demander si, vu que pour les retraites c’est mort, la grande leçon de 2010 ce n’est pas le covoiturage. Une thèse inquiétante pondue par les petits-enfants des éternels optimistes qui au lendemain de la seconde guerre mondiale affirmaient que l’on avait perdu des millions de gens certes, mais qu’au moins on avait importé le chewing-gum !
La chute de Nicolas Sarkozy, la poignée de babos qui y croient encore sera donc dans la rue pendant les vacances pour tenter de l’obtenir, moins des milliers de braves jeunes en vacances, parce que faire la grève pendant les vacances, c’est bien connu, ça sert à rien.
D’ailleurs, alors que se profile un remaniement ministériel, le moment est venu de regarder devant soi. Oui la vie sera plus rose dans quelques mois, quand Pipo le poivrot sera le premier ministre. Car s’il y a quelque chose que les Français aiment encore plus que la cohabitation, c’est bien se voir dicter la voie par un gros plein de vinasse vulgaire et con. Michel Sardou quoi. Pour les autres, pas de certitude, mais pour fêter la fin de l’ouverture, on aimerait bien que la dernière mission de Bernard Kouchner soit en Haïti. Car l’anus défoncé au choléra sur un tas géant de merde en train de crier des SOS à la communauté internationale pourrait de nouveau le rendre acceptable aux yeux des milliers de socialistes trahis par monsieur bol de riz. On peut toujours rêver.
En fait, la seule bonne nouvelle, c’est que le week-end prochain c’est la Toussaint, la Fête des morts. S’il pouvait y en avoir quelques-uns…
dimanche 10 octobre 2010
Chronique actu de Monique Leroux-Brochard du 10 octobre 2010
Ce qu’il y a de bien avec l’été, c’est que ça finit toujours par s’arrêter. Et alors on se demande si on a rêvé. L’ado boutonneux se demande s’il a bien perdu sa virginité, le saisonnier vérifie qu’il a bien travaillé 50 heures par semaine pour 800 euros par mois, et le Français qui sait lire se demande s’il a bien entendu qu’on évacuait des centaines, et des milliers en prévision, de roms vers la Roumanie. Quant à l’étudiant en socio, qui est par nature paranoïaque et insupportable, en attendant sa rentrée qui aura lieu en décembre, il rédige une analyse critique des médias et du monde, révélant au grand public le scandale du bisphénol A dans les tongs ou la vraie nature de René la Taupe, qui ne serait autre que Nicolas Sarkozy avec une voix trafiquée.
Cette année, le peu de retraités vivants qui reste en France va pouvoir planter tranquille ses géraniums. Grâce à notre président, plus de manouches pour leur piquer les pots, plus de gitans pour leur refiler des calendriers de l’année dernière hors de prix. Non, grâce à notre président, nous allons pouvoir dormir tranquille sur nos grandes oreilles, en lisant le Chasseur français. Et le foot, réceptacle de l’intelligence des peuples, nous montre une équipe de France réconciliée sur une pâtée mise aux Romanichels. Un beau symbole qui ira droit au cœur des électeurs du Front national.
Oui décidemment, notre président nous aura encore fait passer un bel été. Et l’envie nous vient, à l’heure des transactions de vies humaines, de négocier avec la Hongrie la récupération de l’infâme nabot, quitte à l’échanger contre une coulée de boues toxiques, ça vaut.
Parce que dans plusieurs décennies, quand notre prédisent ne sera plus, et que les enfants d’Europe apprendront avec surprise que les Français de l’époque l’avaient démocratiquement élu, il vaudra peut-être mieux être mort que de devoir s’expliquer.
Cette année, le peu de retraités vivants qui reste en France va pouvoir planter tranquille ses géraniums. Grâce à notre président, plus de manouches pour leur piquer les pots, plus de gitans pour leur refiler des calendriers de l’année dernière hors de prix. Non, grâce à notre président, nous allons pouvoir dormir tranquille sur nos grandes oreilles, en lisant le Chasseur français. Et le foot, réceptacle de l’intelligence des peuples, nous montre une équipe de France réconciliée sur une pâtée mise aux Romanichels. Un beau symbole qui ira droit au cœur des électeurs du Front national.
Oui décidemment, notre président nous aura encore fait passer un bel été. Et l’envie nous vient, à l’heure des transactions de vies humaines, de négocier avec la Hongrie la récupération de l’infâme nabot, quitte à l’échanger contre une coulée de boues toxiques, ça vaut.
Parce que dans plusieurs décennies, quand notre prédisent ne sera plus, et que les enfants d’Europe apprendront avec surprise que les Français de l’époque l’avaient démocratiquement élu, il vaudra peut-être mieux être mort que de devoir s’expliquer.
dimanche 23 mai 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 23 mai 2010
Aujourd'hui, il faut le savoir c'est la Pentecôte. C'est-à-dire que de par le monde, des millions de gens fêtent l'arrivée du Saint-Esprit pendant que des milliards d'autres n'ont rien vu du tout. On remarquera tout de même qu'il y a plus de personnes à avoir maté Avatar en 3D que d'humains ayant serré la pogne du Saint-Esprit en personne.
Quoi qu'il en soit, les pauvres petits commerçants qui sont toujours si malheureux, vont allègrement vendre du veau sur le dos des cathos, comme à d'autres époques de l'année de la bûche, des oeufs en chocolat et des avortements clandestins. Merci Jésus donc. Ce qu'il y a de bien avec l'église catholique, c'est qu'elle a le sens de la fête. La Pentecôte c'est célébrer le fait d'être 50 jours après Pâques. Ce qui fait qu'entre la journée de la mucoviscidose, celle du lapin angora, et celle de lutte contre l'homophobie, pas moyen d'échapper à la fête cette semaine.
Pas moyen d'échapper non plus à une question dont le Front populaire se serait saisi avec entrain : Faut-il ou non organiser des apéros Facebook ? La mort d'un jeune Nantais ayant passablement traumatisé les amateurs de Champomy, il faut agir. Et de signaler que ce jeune était pompier ce qui ne prouve absolument rien quant à la moralité de son foie, mais qui incite à se débrouiller soi-même quand on est témoin d'un incendie. Et Brice Hortefeux de faire le discours des nations sur le thème de Ne tuons pas la convivialité.
Mais que font au juste Nicolas Sarkozy et ses ignobles nains, Grassouillet et Albinos, à part tuer la convivialité ? Allez un peu de fun que diable. Il est grand temps de rouvrir les frontières pour profiter ensemble d'être français. Il est temps pour les petites mamies de soulever leur matelas et d'aller changer les 20 millions de francs planqués dessous pour payer les retraites. En ces temps de Coupe du monde, il faut porter haut et beau les couleurs du drapeau. Et même si la fête est un peu gâchée par les joyeux lurons qui s'offrent des chèques-cadeaux putes mineures pour leurs anniversaires, ne l'oublions pas, la Coupe du monde est à la France, ce que le tapis est à l'Iran, c'est-à-dire le seul motif de réjouissance de son peuple.
Tout du moins jusqu'à ce qu'on se fasse sortir en huitième.
Quoi qu'il en soit, les pauvres petits commerçants qui sont toujours si malheureux, vont allègrement vendre du veau sur le dos des cathos, comme à d'autres époques de l'année de la bûche, des oeufs en chocolat et des avortements clandestins. Merci Jésus donc. Ce qu'il y a de bien avec l'église catholique, c'est qu'elle a le sens de la fête. La Pentecôte c'est célébrer le fait d'être 50 jours après Pâques. Ce qui fait qu'entre la journée de la mucoviscidose, celle du lapin angora, et celle de lutte contre l'homophobie, pas moyen d'échapper à la fête cette semaine.
Pas moyen d'échapper non plus à une question dont le Front populaire se serait saisi avec entrain : Faut-il ou non organiser des apéros Facebook ? La mort d'un jeune Nantais ayant passablement traumatisé les amateurs de Champomy, il faut agir. Et de signaler que ce jeune était pompier ce qui ne prouve absolument rien quant à la moralité de son foie, mais qui incite à se débrouiller soi-même quand on est témoin d'un incendie. Et Brice Hortefeux de faire le discours des nations sur le thème de Ne tuons pas la convivialité.
Mais que font au juste Nicolas Sarkozy et ses ignobles nains, Grassouillet et Albinos, à part tuer la convivialité ? Allez un peu de fun que diable. Il est grand temps de rouvrir les frontières pour profiter ensemble d'être français. Il est temps pour les petites mamies de soulever leur matelas et d'aller changer les 20 millions de francs planqués dessous pour payer les retraites. En ces temps de Coupe du monde, il faut porter haut et beau les couleurs du drapeau. Et même si la fête est un peu gâchée par les joyeux lurons qui s'offrent des chèques-cadeaux putes mineures pour leurs anniversaires, ne l'oublions pas, la Coupe du monde est à la France, ce que le tapis est à l'Iran, c'est-à-dire le seul motif de réjouissance de son peuple.
Tout du moins jusqu'à ce qu'on se fasse sortir en huitième.
dimanche 9 mai 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 9 mai 2010
Ces derniers temps, c'est peu de le dire, la France se prend les pieds dans sa burka. Où l'on apprend de manière très intéressante, que l'on peut être arrêté pour un fait en soi déjà discutable, et voir quelqu'un de notre entourage condamné pour toute autre chose. Il va falloir nous expliquer comment Rachida Dati a pu être ministre avec un frère en taule et Nicolas Sarkozy président avec un père escroc de haut vol.
Le gouvernement ne cesse de nous impressionner. François Barouin réussit à rapatrier le patrimoine fiscal de Michèle Laroque juste en fourrant son biscuit. Une grande leçon d'engagement politique qui donne des idées. Il suffirait sans doute que Nicolas Sarkozy encule Johnny Hallyday pour que le plus grand poète de France fasse sa déclaration d'impôts à Paris. Allez un petit effort président ! Après tout, sodomiser un septuagénaire nanti d'un cancer colorectal doit présenter quelques similitudes avec le fait de titiller le plancher périnéal d'une première dame qui a testé pour nous toutes les bites des années 90.
Des efforts c'est aussi ce que l'on demande aux Grecs. Non contents d'être l'un des peuples les plus ridiculisés d'Europe, on les accuse aujourd'hui d'avoir eu la feta plus grosse que le ventre et d'avoir joui en toute impunité pendant des années de conditions de vie abusivement idéales. Une spéciale dédicace aux pauvres, aux malades de la pollution, aux victimes des incendies et aux étudiants morts dans les manifestations de l'année passée. Non aujourd'hui, il faut le savoir être grec c'est une chance en soi, un art de vivre absolu. Et maintenant il va falloir payer pour ça. C'est le message des Allemands qui sont dégoûtés d'être allemands alors que personne n'y peut rien. C'est le message des Français qui en terme d'austérité et de rigueur savent de quoi ils parlent. Car la vie est bien difficile dans un pays où l'on travaille 35 heures par semaine et où peut se faire enlever les dents de sagesse en présentant sa carte de bus.
L'austérité chez les Grecs oui mais chez nous surtout pas. Il faut bien que les ministres se fassent des petits en-cas, prennent des vacances et fassent marcher la prostitution ukrainienne. Il faut bien que l'on bénéficie de crédit d'impôt parce qu'on fait tailler sa haie, qu'on est journaliste ou qu'on habite à l'Ile de Ré. Quant à savoir comment payer les retraites, pour certains ils suffiraient d'exterminer les vieux. Les priver de Derrick et de commémorations devrait suffire. Car après tout, et puisque c'est le thème de cette chronique, avoir fait la guerre pour voir des jeunes prêts à donner leur vie pour un apéro Facebook ça doit quand même faire bien mal au cul.
Le gouvernement ne cesse de nous impressionner. François Barouin réussit à rapatrier le patrimoine fiscal de Michèle Laroque juste en fourrant son biscuit. Une grande leçon d'engagement politique qui donne des idées. Il suffirait sans doute que Nicolas Sarkozy encule Johnny Hallyday pour que le plus grand poète de France fasse sa déclaration d'impôts à Paris. Allez un petit effort président ! Après tout, sodomiser un septuagénaire nanti d'un cancer colorectal doit présenter quelques similitudes avec le fait de titiller le plancher périnéal d'une première dame qui a testé pour nous toutes les bites des années 90.
Des efforts c'est aussi ce que l'on demande aux Grecs. Non contents d'être l'un des peuples les plus ridiculisés d'Europe, on les accuse aujourd'hui d'avoir eu la feta plus grosse que le ventre et d'avoir joui en toute impunité pendant des années de conditions de vie abusivement idéales. Une spéciale dédicace aux pauvres, aux malades de la pollution, aux victimes des incendies et aux étudiants morts dans les manifestations de l'année passée. Non aujourd'hui, il faut le savoir être grec c'est une chance en soi, un art de vivre absolu. Et maintenant il va falloir payer pour ça. C'est le message des Allemands qui sont dégoûtés d'être allemands alors que personne n'y peut rien. C'est le message des Français qui en terme d'austérité et de rigueur savent de quoi ils parlent. Car la vie est bien difficile dans un pays où l'on travaille 35 heures par semaine et où peut se faire enlever les dents de sagesse en présentant sa carte de bus.
L'austérité chez les Grecs oui mais chez nous surtout pas. Il faut bien que les ministres se fassent des petits en-cas, prennent des vacances et fassent marcher la prostitution ukrainienne. Il faut bien que l'on bénéficie de crédit d'impôt parce qu'on fait tailler sa haie, qu'on est journaliste ou qu'on habite à l'Ile de Ré. Quant à savoir comment payer les retraites, pour certains ils suffiraient d'exterminer les vieux. Les priver de Derrick et de commémorations devrait suffire. Car après tout, et puisque c'est le thème de cette chronique, avoir fait la guerre pour voir des jeunes prêts à donner leur vie pour un apéro Facebook ça doit quand même faire bien mal au cul.
dimanche 25 avril 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 25 avril 2010
Le héros de la semaine dans le monde, c'est Eyjafjöll (prononcer Eh, tafiote !) . Après nous avoir pompé pendant des années avec son modèle économique soi-disant génial, basé sur l'immigration zéro et la saumure de harengs, l'Islande, en faillite économique, n'est même pas capable de contrôler ses éruptions volcaniques.
Résultat, partout dans le monde, des milliers de français attendent en gueulant assis sur leurs valises, que Jean-Louis Borloo en personne vienne les chercher dans son minibus. Car au fond, à quoi sert de payer des impôts, si le moindre désir du contribuable n'est pas satisfait dans la minute ?
Dans le même temps, des footballeurs français apprennent à leurs dépens que tremper son biscuit dans les prostituées mineures, c'est interdit, tout simplement. La vie est injuste avec ceux qui veulent prendre du bon temps, et ce n'est pas Roman Polanski qui dira le contraire. Il vient d'être sommé par la justice américaine de participer à son propre procès. Pourtant, le plus célèbre des pédophiles polonais l'avait bien dit, il est en train de passer sa première étoile en Suisse et n'a donc pas que ça à foutre. Le foutre au coeur des toutes les actualités de la semaine puisque les pratiques de certains prêtres catholiques n'en finissent pas de défrayer la chronique. L'Eglise catholique, décimée par ses génuflexions, n'ose pas le dire, mais si ont veut déflorer du minet, il vaut quand même mieux être joueur de foot ou intermittent du spectacle en ce bas monde.
Du coup, le pape fait la gueule. Et c'est très inquiétant. Il ne s'est pas rendu aux obsèques d'un président polonais qui avait pourtant tout fait pour lui plaire, y compris interdire l'IVG et lapider la femme adultère. En fait, on le sait de source sûre, le pape culpabilise. Il se sent responsable de la crise économique, des scandales pédophiles, du tremblement de terre en Haïti. En fait, la plus grosse crainte de son entourage, c'est qu'il réalise que ses amis des Jeunesses Hitlériennes ont organisé l'extermination de millions de Juifs. Il risquerait de partir en trombe avec sa papamobile et de se coller dans un platane. Du coup, il découvrirait que Dieu n'existe pas plus que le parti socialiste, et ce serait le drame.
Oui vraiment, en ces temps de remise en question mondiale, mieux vaut jouer la prudence. Le conseil de la semaine : enlevez votre burqa pour conduire. Vous aurez moins chaud et vous pourrez vous curer le nez au feu.
Résultat, partout dans le monde, des milliers de français attendent en gueulant assis sur leurs valises, que Jean-Louis Borloo en personne vienne les chercher dans son minibus. Car au fond, à quoi sert de payer des impôts, si le moindre désir du contribuable n'est pas satisfait dans la minute ?
Dans le même temps, des footballeurs français apprennent à leurs dépens que tremper son biscuit dans les prostituées mineures, c'est interdit, tout simplement. La vie est injuste avec ceux qui veulent prendre du bon temps, et ce n'est pas Roman Polanski qui dira le contraire. Il vient d'être sommé par la justice américaine de participer à son propre procès. Pourtant, le plus célèbre des pédophiles polonais l'avait bien dit, il est en train de passer sa première étoile en Suisse et n'a donc pas que ça à foutre. Le foutre au coeur des toutes les actualités de la semaine puisque les pratiques de certains prêtres catholiques n'en finissent pas de défrayer la chronique. L'Eglise catholique, décimée par ses génuflexions, n'ose pas le dire, mais si ont veut déflorer du minet, il vaut quand même mieux être joueur de foot ou intermittent du spectacle en ce bas monde.
Du coup, le pape fait la gueule. Et c'est très inquiétant. Il ne s'est pas rendu aux obsèques d'un président polonais qui avait pourtant tout fait pour lui plaire, y compris interdire l'IVG et lapider la femme adultère. En fait, on le sait de source sûre, le pape culpabilise. Il se sent responsable de la crise économique, des scandales pédophiles, du tremblement de terre en Haïti. En fait, la plus grosse crainte de son entourage, c'est qu'il réalise que ses amis des Jeunesses Hitlériennes ont organisé l'extermination de millions de Juifs. Il risquerait de partir en trombe avec sa papamobile et de se coller dans un platane. Du coup, il découvrirait que Dieu n'existe pas plus que le parti socialiste, et ce serait le drame.
Oui vraiment, en ces temps de remise en question mondiale, mieux vaut jouer la prudence. Le conseil de la semaine : enlevez votre burqa pour conduire. Vous aurez moins chaud et vous pourrez vous curer le nez au feu.
dimanche 11 avril 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 11 avril 2010
Cette semaine, tout le monde en a rêvé, les Polonais l'ont fait. Comme à chaque grande fête religieuse, Varsovie est en deuil pour cause de terrible catastrophe. Mais cette fois, pas de car de collégiens renversé dans un ravin français, ni de paraplégiques coincés dans leur minibus. Non cette fois, pour finir Pâques en beauté, plus fort que tout, c'est le président et toute l'élite nationale qui ont péri dans un accident d'avion.
Pour un chef d'Etat polonais, mourir en allant à Katyn, c'est tout de même un peu con ! En visite sur le plateau des Glières, Nicolas Sarkozy est revenu sain et sauf, lui. Peut-être qu'il prendra l'avion la prochaine fois. En tous les cas, et cela mérite d'être signalé, Michel Platini a présenté ses condoléances, dont il a dû croire qu'elles intéressaient quelqu'un. Le chanteur Garou devrait également prendre la parole en début de semaine.
Nicolas Sarkozy ne devrait pas trop intervenir, occupé qu'il est à démentir les rumeurs de trempage de biscuit intempestif le concernant. Trouver le coupable et le châtier corporellement devrait l'occuper pendant quelques petites semaines. De quoi ne pas voir le printemps social qui se profile.
Et nous dans nos petits souliers, nous nous demandons quelle attitude adopter ? Que faire pour soutenir la reprise ? Faut-il manger slow food et dépenser quelques milliers d'euros de bouffe par mois ? Faut-il se faire refaire les seins pour soutenir les salariés de la Seyne-sur-mer dont l'usine ferme faute d'exporter suffisamment de prothèses mammaires ? Faut-il aller voir des films français quitte à mourir étouffé dans son vomi ?
Dans le doute, soyons fidèles à nous-mêmes et faisons ce que les Français font de mieux à cette époque de l'année : acheter des bagnoles et poser 20 jours de congé en mai.
Pour un chef d'Etat polonais, mourir en allant à Katyn, c'est tout de même un peu con ! En visite sur le plateau des Glières, Nicolas Sarkozy est revenu sain et sauf, lui. Peut-être qu'il prendra l'avion la prochaine fois. En tous les cas, et cela mérite d'être signalé, Michel Platini a présenté ses condoléances, dont il a dû croire qu'elles intéressaient quelqu'un. Le chanteur Garou devrait également prendre la parole en début de semaine.
Nicolas Sarkozy ne devrait pas trop intervenir, occupé qu'il est à démentir les rumeurs de trempage de biscuit intempestif le concernant. Trouver le coupable et le châtier corporellement devrait l'occuper pendant quelques petites semaines. De quoi ne pas voir le printemps social qui se profile.
Et nous dans nos petits souliers, nous nous demandons quelle attitude adopter ? Que faire pour soutenir la reprise ? Faut-il manger slow food et dépenser quelques milliers d'euros de bouffe par mois ? Faut-il se faire refaire les seins pour soutenir les salariés de la Seyne-sur-mer dont l'usine ferme faute d'exporter suffisamment de prothèses mammaires ? Faut-il aller voir des films français quitte à mourir étouffé dans son vomi ?
Dans le doute, soyons fidèles à nous-mêmes et faisons ce que les Français font de mieux à cette époque de l'année : acheter des bagnoles et poser 20 jours de congé en mai.
dimanche 28 mars 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 28 mars 2010
Cette semaine, il faut le savoir, le moral des ménages baisse. On ne voit vraiment pas pourquoi. La victoire des socialistes aux élections régionales dégage pourtant un avenir plein de promesses. Grâce à Europe Ecologie, chaque Français vit désormais en paix avec lui-même sur son tas de compost. Le nucléaire c'est fini, parce que la gauche l'a promis. Dans dix ans, il n'y aura plus de voitures, plus de routes, plus de cancer et plus de Chinois. Grâce aux écologistes, on pourrait croire que les scandales écologiques vont être pointés du doigt. Eh bien c'est le cas. Les habitants de Seine Saint-Denis se sentent beaucoup mieux dans leurs cités pourries maintenant qu'ils savent que le vrai problème de leur département c'est la menace qui plane sur sa biodiversité. Les Verts se saisissent à bras-le-corps du probème du bisphénol A dans les biberons. Vu que depuis un an trouver un biberon avec du bisphénol s'avère plus compliqué que trouver un hymen dans une classe de cinquième, ça devrait aller vite. La semaine prochaine, Europe Ecologie devrait nous révéler que fumer tue, mais il y a déjà eu des fuites.
Tout va bien on vous dit, d'ailleurs comme nous le rappelle Nicolas Sarkozy, tout le monde a gagné les élections régionales. Et surtout lui. D'ailleurs, l'UMP conserve l'Alsace, un vrai défi quand on sait combien les pédophiles de Shiltigeim ont le coeur à gauche. Même Eric Zemmour n'aura pas de problème. Dans un monde où le plus important c'est la liberté d'expression, il a le droit imprescriptible de dire tout le mal qu'il pense des Français pas trop nets de peau. Du coup, on ne va se priver de lui dire à lui qu'il est à la pensée, ce que la mycose vaginale est à la libération de la femme.
Non vraiment, y a pas de raisons de s'en faire. Célébrons donc dignement l'arrivée du printemps, les tubes de l'été et les 4X4 écologiques. Le monde est vraiment magnifique pour peu qu'on réussisse à capter la TNT.
Tout va bien on vous dit, d'ailleurs comme nous le rappelle Nicolas Sarkozy, tout le monde a gagné les élections régionales. Et surtout lui. D'ailleurs, l'UMP conserve l'Alsace, un vrai défi quand on sait combien les pédophiles de Shiltigeim ont le coeur à gauche. Même Eric Zemmour n'aura pas de problème. Dans un monde où le plus important c'est la liberté d'expression, il a le droit imprescriptible de dire tout le mal qu'il pense des Français pas trop nets de peau. Du coup, on ne va se priver de lui dire à lui qu'il est à la pensée, ce que la mycose vaginale est à la libération de la femme.
Non vraiment, y a pas de raisons de s'en faire. Célébrons donc dignement l'arrivée du printemps, les tubes de l'été et les 4X4 écologiques. Le monde est vraiment magnifique pour peu qu'on réussisse à capter la TNT.
dimanche 14 mars 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 14 mars 2010
Aujourd’hui, ce sont les élections régionales. Une fois de plus, les Français ont montré pour ces élections moins d'intérêt que pour un championnat interclasses de tennis de table. Une fois de plus, la majorité des Français n'est pas allée voter, parce c'est dimanche, parce qu'on a perdu sa carte d'électeur, parce qu'on est bourrés ou tout ça à la fois. Et force est de constater que voter sous la menace des Talibans c'est beaucoup plus excitant que de voter juste parce que c'est bien et qu'on est citoyens.
Oui il faut bien le reconnaître, voter c'est chiant. Et en plus ça ne sert à rien, c'est toujours Sarkozy qui gagne. D'autant que depuis que tout le monde a la TNT, y a plus grand-chose à demander au gouvernement. Sarkozy devance nos moindres désirs, faisant revenir une jeune lycéenne marocaine expulsée il y a peu. C'est donc les bras ouverts que va être accueillie la jeune fille qui s'était faite reconduire à la frontière à coups de pied au cul. En fait, il suffisait de demander. Il suffisait de demander également pour se rincer l'oeil sous les jupes de Carla Bruni qui fait la une des plus sérieux journaux américains pour avoir paru sans soutien-gorge et probablement sans culotte apprend-on, à un dîner en l'honneur de Dimitri Medvedev. Carla Bruni est donc une salope ce que tout le monde savait, et tout russe riche qui se respecte a besoin de son contingent de putes pour passer une bonne soirée. Rien d'étonnant là-dedans.
Les Régionales sont donc une élection inintéressante au milieu d'un mois non palpitant dans un contexte morbide. Heureusement, il neige en Corse et ça fait bien plaisir à tous ceux qui n'auront jamais les moyens d'y partir en vacances. De plus, le redoux s'annonce, ce qui devrait contribuer à nous libérer du quart d'heure de protestation du routier allemand chaque soir au journal de 20 heures. Car on l'a compris cet hiver, les Allemands ils ont vraiment des autoroutes de compétition, eux. Reste à savoir si un siècle d'histoire pas glorieuse, une gastronomie infâme et un goût immodéré pour le mauvais goût valent le coup de tout sacrifier pour ne pas rester bloqué dans la neige.
Quant à ceux que le racisme dégoûte, ils n'ont qu'à se mettre un laryngoscope dans le cul et essayer de marcher droit.
Oui il faut bien le reconnaître, voter c'est chiant. Et en plus ça ne sert à rien, c'est toujours Sarkozy qui gagne. D'autant que depuis que tout le monde a la TNT, y a plus grand-chose à demander au gouvernement. Sarkozy devance nos moindres désirs, faisant revenir une jeune lycéenne marocaine expulsée il y a peu. C'est donc les bras ouverts que va être accueillie la jeune fille qui s'était faite reconduire à la frontière à coups de pied au cul. En fait, il suffisait de demander. Il suffisait de demander également pour se rincer l'oeil sous les jupes de Carla Bruni qui fait la une des plus sérieux journaux américains pour avoir paru sans soutien-gorge et probablement sans culotte apprend-on, à un dîner en l'honneur de Dimitri Medvedev. Carla Bruni est donc une salope ce que tout le monde savait, et tout russe riche qui se respecte a besoin de son contingent de putes pour passer une bonne soirée. Rien d'étonnant là-dedans.
Les Régionales sont donc une élection inintéressante au milieu d'un mois non palpitant dans un contexte morbide. Heureusement, il neige en Corse et ça fait bien plaisir à tous ceux qui n'auront jamais les moyens d'y partir en vacances. De plus, le redoux s'annonce, ce qui devrait contribuer à nous libérer du quart d'heure de protestation du routier allemand chaque soir au journal de 20 heures. Car on l'a compris cet hiver, les Allemands ils ont vraiment des autoroutes de compétition, eux. Reste à savoir si un siècle d'histoire pas glorieuse, une gastronomie infâme et un goût immodéré pour le mauvais goût valent le coup de tout sacrifier pour ne pas rester bloqué dans la neige.
Quant à ceux que le racisme dégoûte, ils n'ont qu'à se mettre un laryngoscope dans le cul et essayer de marcher droit.
dimanche 28 février 2010
Chronique actu de Monique Leroux-Brochard du dimanche 28 février 2010
Ce week-end, la grande famille du cinéma s'est épilée la raie du cul pour aller jouer à chat-bite avec de la coke et des smoothies. En plusieurs heures de déballage insoutenable, les gens qui n'ont pas de fric, pas de statut d'intermittent du spectacle et bientôt plus la télé à cause du passage au numérique, se sont interrogés. Est-ce bien raisonnable de porter pour une soirée une robe dont le prix suffirait à reconstruire Haïti ? Pourquoi on n'autorise pas les actrices à aller aux toilettes avant la cérémonie plutôt que de souffrir de les voir se dandiner comme si elles avaient la vessie pleine ? Quand même la plus mal gaulée des actrices présentes s'exhibe totalement nue sous trois mailles de résille, ne vaudrait-il pas mieux imposer la burqa histoire de parler vraiment d'art ?
C'est un fait, la cérémonie des Césars a pourri le week-end de certains. La seule consolation réside dans le fait de savoir plein de gens abominables parqués entre eux et donc relativement hors d'état de nuire pendant une soirée. L'espace de quelques heures, le chanteur Raphaël n'a pas écrit le moindre texte, ni Frédéric Mitterrand violé le moindre petit garçon. Et les plus cools des artistes ont entonné le laïus indigné de circonstance. Les intermittents du spectacle n'étant plus un sujet de conversation hype, voire plus un sujet du tout depuis leur épuration, ce sont les sans-papiers qui ont bénéficié des trente secondes de dénonciation de rigueur. L'année prochaine, il se murmure déjà que Richard Berry parlera du thon rouge avec des sanglots dans la voix.
Si beaucoup de gens se sont donc vomis dessus en regardant cette cérémonie , le pire reste à venir. Car comment ne pas y penser en observant les nez poudrés et les robes en lamé, mais oui bien sûr, c'est le retour des années 80. C'est pourtant évident, les catastrophes naturelles se multiplient et les artistes se précipitent pour enregistrer des disques de soutien. On parle même d'organiser la prochaine élection de Miss France à Sangatte, en souvenir du bon vieux temps. Bernard Tapie n'est pas en taule et pourrait bien racheter la Sncf. Il se passe des trucs bien pour les jeunes et la culture à Hérouville Saint-Clair et on peut dire des grossièretés à la radio comme "J'ai enculé les trois T" . Oui, les années 80 sont de retour, on va boire du Tang et manger des Raiders. Et si nos prévisions sont exactes, un comique que les gens aiment bien et un chanteur à succès qui aime les sports mécaniques devraient bientôt trouver la mort dans des circonstances tragiques. Cette fois, Laurent Gerra et Michel Sardou sont pressentis.
En attendant, n'hésitez pas à rester chez vous en essayant de capter la 5 parce que dehors, y a de la tempête !
C'est un fait, la cérémonie des Césars a pourri le week-end de certains. La seule consolation réside dans le fait de savoir plein de gens abominables parqués entre eux et donc relativement hors d'état de nuire pendant une soirée. L'espace de quelques heures, le chanteur Raphaël n'a pas écrit le moindre texte, ni Frédéric Mitterrand violé le moindre petit garçon. Et les plus cools des artistes ont entonné le laïus indigné de circonstance. Les intermittents du spectacle n'étant plus un sujet de conversation hype, voire plus un sujet du tout depuis leur épuration, ce sont les sans-papiers qui ont bénéficié des trente secondes de dénonciation de rigueur. L'année prochaine, il se murmure déjà que Richard Berry parlera du thon rouge avec des sanglots dans la voix.
Si beaucoup de gens se sont donc vomis dessus en regardant cette cérémonie , le pire reste à venir. Car comment ne pas y penser en observant les nez poudrés et les robes en lamé, mais oui bien sûr, c'est le retour des années 80. C'est pourtant évident, les catastrophes naturelles se multiplient et les artistes se précipitent pour enregistrer des disques de soutien. On parle même d'organiser la prochaine élection de Miss France à Sangatte, en souvenir du bon vieux temps. Bernard Tapie n'est pas en taule et pourrait bien racheter la Sncf. Il se passe des trucs bien pour les jeunes et la culture à Hérouville Saint-Clair et on peut dire des grossièretés à la radio comme "J'ai enculé les trois T" . Oui, les années 80 sont de retour, on va boire du Tang et manger des Raiders. Et si nos prévisions sont exactes, un comique que les gens aiment bien et un chanteur à succès qui aime les sports mécaniques devraient bientôt trouver la mort dans des circonstances tragiques. Cette fois, Laurent Gerra et Michel Sardou sont pressentis.
En attendant, n'hésitez pas à rester chez vous en essayant de capter la 5 parce que dehors, y a de la tempête !
dimanche 14 février 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 14 février 2010
Aujourd'hui, Saint-Valentin oblige, on pensait l'amour partout, un jour à encourager la procréation et à faire exploser les connections à Meetic. Eh bien pas du tout, aujourd'hui est un jour de haine.
La haine des exploitants de myopathes d'abord, qui attaquent Pierre Bergé en justice pour atteinte à la liberté profonde de se sucrer sur le dos du handicap. La haine des retraités pour le passage au numérique, qui signe l'émasculation de Julien Lepers. La haine est partout. Chez Nature et Découvertes et chez Ikea. Dans les écoles maternelles et dans les sandwiches végétariens. Dans les commissariats où l'on menotte les mères de familles et où l'on écope de garde à vue au moindre gros mot. Dans les aires d'autoroute où les routiers allemands sont au chômage technique pour cause de verglas, clamant partout qu'en Allemagne les routes c'est pas de la merde. Et c'est au gouvernement qu'elle trouve son meilleur terreau, entre machiavéliques réformes et nationalisme inquiétant. Car si, neige oblige, les coyotes sont entrés dans New York, les loups eux, ne sont plus loin de Paris.
Heureusement, c'est les vacances scolaires. Des millions de français s'apprêtent de nouveau à aller claquer un mois de salaire pour attraper un mélanome malin à Villard-de-Lans. Les gens riches vont aller bien et nous le faire savoir. Comme Alain Delon, qui attire de nouveau l'attention du public en révélant l'existence de son cimetière pour chiens, lequel comporterait 35 sépultures canines et les ossements de Romy Schneider. Comme Céline Dion, qui ne nous épargnera pas son cours magistral sur ses ovulations et ses glaires. Comme Patrick Balkany qui se vante partout de s'être tapé Brigitte Bardot, ce qui nous évoque l'accouplement d'un tesson de bouteille avec une chiasse de porc.
On va se taper les jeux olympiques de Vancouver en long en large et en travers. Et remarquer que si Robert Ménard a pourri les JO de Pékin avec ses exhibitions de tee-shirts mouillés, personne ne dit rien aux organisateurs des JO, bienheureux fils de putes qui viennent d'expulser des immigrés français au motif que leur fille handicapée coûtait trop cher au système de santé du pays.
En politique, les socialistes vont se vautrer aux élections régionales car après leur dignité, leur slip et leurs militants, ils vont perdre la seule chose qu'il leur reste, la majorité des régions françaises.
En fait, la seule bonne nouvelle c'est Mardi-gras, le festival annuel du graillon. En somme, il fait un temps à faire des crêpes et à se les fourrer dans l'oeil.
La haine des exploitants de myopathes d'abord, qui attaquent Pierre Bergé en justice pour atteinte à la liberté profonde de se sucrer sur le dos du handicap. La haine des retraités pour le passage au numérique, qui signe l'émasculation de Julien Lepers. La haine est partout. Chez Nature et Découvertes et chez Ikea. Dans les écoles maternelles et dans les sandwiches végétariens. Dans les commissariats où l'on menotte les mères de familles et où l'on écope de garde à vue au moindre gros mot. Dans les aires d'autoroute où les routiers allemands sont au chômage technique pour cause de verglas, clamant partout qu'en Allemagne les routes c'est pas de la merde. Et c'est au gouvernement qu'elle trouve son meilleur terreau, entre machiavéliques réformes et nationalisme inquiétant. Car si, neige oblige, les coyotes sont entrés dans New York, les loups eux, ne sont plus loin de Paris.
Heureusement, c'est les vacances scolaires. Des millions de français s'apprêtent de nouveau à aller claquer un mois de salaire pour attraper un mélanome malin à Villard-de-Lans. Les gens riches vont aller bien et nous le faire savoir. Comme Alain Delon, qui attire de nouveau l'attention du public en révélant l'existence de son cimetière pour chiens, lequel comporterait 35 sépultures canines et les ossements de Romy Schneider. Comme Céline Dion, qui ne nous épargnera pas son cours magistral sur ses ovulations et ses glaires. Comme Patrick Balkany qui se vante partout de s'être tapé Brigitte Bardot, ce qui nous évoque l'accouplement d'un tesson de bouteille avec une chiasse de porc.
On va se taper les jeux olympiques de Vancouver en long en large et en travers. Et remarquer que si Robert Ménard a pourri les JO de Pékin avec ses exhibitions de tee-shirts mouillés, personne ne dit rien aux organisateurs des JO, bienheureux fils de putes qui viennent d'expulser des immigrés français au motif que leur fille handicapée coûtait trop cher au système de santé du pays.
En politique, les socialistes vont se vautrer aux élections régionales car après leur dignité, leur slip et leurs militants, ils vont perdre la seule chose qu'il leur reste, la majorité des régions françaises.
En fait, la seule bonne nouvelle c'est Mardi-gras, le festival annuel du graillon. En somme, il fait un temps à faire des crêpes et à se les fourrer dans l'oeil.
dimanche 31 janvier 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 31 janvier 2010
Cette semaine, Nicolas Sarkozy nous a déçus. Pourtant on avait voté pour lui. Nous les buralistes étanglés par les dettes, nous les restaurateurs qui nous torchons avec la TVA à 5,5% , nous les arabes de l'UMP qui pensions que Nicolas Sarkozy s'était fait le Front national par pure grandeur d'âme. Sarkozy nous a enflé, en fait il est méchant.
D'abord, il nous prend sacrément pour des busards. Car faire croire que Jean-Pierre Pernault est journaliste paraît aussi crétin que de garantir la discrétion d'un steak de soja dans un abattoir. Ensuite, parce que des vrais Français, des qui sentent sous les aisselles, parlent des Noirs en disant EUX et pensent qu'un bon fonctionnaire est un fonctionnaire mort, des comme ça il y en a plein les files des caisses d'hypermarché. Eh ben non, il a fallu qu'il aille en inventer. Des Français qui souffrent mais qui d'une petite tape sur l'épaule reprennent le chemin de leurs activités. Parce que vous verrez, tout va s'arranger. Et nous pauvres clampins, de trépigner en se demandant pourquoi c'est pas nous qu'on nous a invité à dire ses quatre vérités à l'autre. Pourquoi, parce que nous, si on l'avait eu en face de nous Sarkozy, on lui aurait pété la gueule. Voilà pourquoi.
Rassasiés de paroles imbuvables, nous sommes perplexes. Pourtant, le débat est ouvert. Les nouveaux riches ont fait chier pendant des décennies c'est vrai. Mais maintenant qu'ils sont devenus des nouveaux pauvres, ils nous emmerdent encore plus. Oui un salaire de prof c'est la misère, mais c'est le double d'un salaire d'ouvrier. Oui être agriculteur c'est dur, quand les subventions ne tombent plus. Mais pendant des décennies, on a vécu sur la bête grâce aux largesses de papa Chirac. Quand aux infirmières, demandons-leur d'abord d'arrêter l'homéopathie et de se faire vacciner contre la grippe, toutes choses qui devraient contribuer à vider les hôpitaux.
Quant à toi Sarkozy, tu nous a eu jusqu'à l'os. Mais que peut-on vraiment attendre d'un type dont la femme s'est fait passer dessus par toute la troupe des Enfoirés ? Rien en vérité, et on se plaît à envisager la candidature de Dominique de Villepin, fraîchement relaxé dans l'affaire Clearstream. On aimerait bien voir la tête de son ennemi juré. En fait, on se délecte de mauvaises pensées.
Parce que pour ce qui est de voir le bout du tunnel en 2010, autant mettre une burqa et s'entraîner à chier par le nez.
D'abord, il nous prend sacrément pour des busards. Car faire croire que Jean-Pierre Pernault est journaliste paraît aussi crétin que de garantir la discrétion d'un steak de soja dans un abattoir. Ensuite, parce que des vrais Français, des qui sentent sous les aisselles, parlent des Noirs en disant EUX et pensent qu'un bon fonctionnaire est un fonctionnaire mort, des comme ça il y en a plein les files des caisses d'hypermarché. Eh ben non, il a fallu qu'il aille en inventer. Des Français qui souffrent mais qui d'une petite tape sur l'épaule reprennent le chemin de leurs activités. Parce que vous verrez, tout va s'arranger. Et nous pauvres clampins, de trépigner en se demandant pourquoi c'est pas nous qu'on nous a invité à dire ses quatre vérités à l'autre. Pourquoi, parce que nous, si on l'avait eu en face de nous Sarkozy, on lui aurait pété la gueule. Voilà pourquoi.
Rassasiés de paroles imbuvables, nous sommes perplexes. Pourtant, le débat est ouvert. Les nouveaux riches ont fait chier pendant des décennies c'est vrai. Mais maintenant qu'ils sont devenus des nouveaux pauvres, ils nous emmerdent encore plus. Oui un salaire de prof c'est la misère, mais c'est le double d'un salaire d'ouvrier. Oui être agriculteur c'est dur, quand les subventions ne tombent plus. Mais pendant des décennies, on a vécu sur la bête grâce aux largesses de papa Chirac. Quand aux infirmières, demandons-leur d'abord d'arrêter l'homéopathie et de se faire vacciner contre la grippe, toutes choses qui devraient contribuer à vider les hôpitaux.
Quant à toi Sarkozy, tu nous a eu jusqu'à l'os. Mais que peut-on vraiment attendre d'un type dont la femme s'est fait passer dessus par toute la troupe des Enfoirés ? Rien en vérité, et on se plaît à envisager la candidature de Dominique de Villepin, fraîchement relaxé dans l'affaire Clearstream. On aimerait bien voir la tête de son ennemi juré. En fait, on se délecte de mauvaises pensées.
Parce que pour ce qui est de voir le bout du tunnel en 2010, autant mettre une burqa et s'entraîner à chier par le nez.
dimanche 17 janvier 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 17 janvier 2010
A chaque décennie sa catastrophe émouvante, les années 2010 seront placés sous le signe de Haïti. Comme tous les endroits du globe qui subissent un traumatisme, de la Somalie à l’Ethiopie, ça finit en i, ce qui est pratique pour Jean-Jacques Goldman qui n’aura pas besoin de changer les rimes du nouveau tube de soutien à Haïti. Ca tombe bien parce depuis que Michael Jackson est mort, il y a comme un grand vide au sein de la planète des artistes au grand cœur.
Un cœur grand comme celui de Nicolas Sarkozy qui a une nouvelle fois mis la misère à notre dignité nationale en faisant un scandale parce que les avions français avaient eu quelques difficultés à atterrir à Port-au-Prince. Un peu comme si les passagers du métro londonien en 2005 avaient demandé le remboursement de leur ticket ! Car le monde est ainsi fait que tous les survivants ne sont pas encore sortis des décombres qu’Haïti devient the place to be, où se montrer en chemise de lin et bronzage caribéen.
L’endroit où il faut prendre une mine apeurée devant le manque de médicaments ou la misère des hommes. Et faire comme si il ne restait plus rien d’une île paradisiaque où il faisait bon vivre. Sauf qu’Haïti il y a quinze jours, c’’était déjà l’un des endroits les plus pauvres du monde, avec une paix civile précaire et des conditions de vie terribles. Plutôt que de reconstruire Haïti, il faudrait la construire tout court. Et vite, et bien, et en silence.
Et ne pas profiter d’un drame que personne ne pouvait empêcher pour oublier toute forme d’annonces pénibles comme la mort de trois soldats français en Afghanistan cette semaine ou encore le fait que malgré les aides énormes consenties à l’industrie automobile, cela n’empêchera pas les entreprises de continuer à délocaliser en toute impunité leur production.
Enfin, la routine quoi.
Un cœur grand comme celui de Nicolas Sarkozy qui a une nouvelle fois mis la misère à notre dignité nationale en faisant un scandale parce que les avions français avaient eu quelques difficultés à atterrir à Port-au-Prince. Un peu comme si les passagers du métro londonien en 2005 avaient demandé le remboursement de leur ticket ! Car le monde est ainsi fait que tous les survivants ne sont pas encore sortis des décombres qu’Haïti devient the place to be, où se montrer en chemise de lin et bronzage caribéen.
L’endroit où il faut prendre une mine apeurée devant le manque de médicaments ou la misère des hommes. Et faire comme si il ne restait plus rien d’une île paradisiaque où il faisait bon vivre. Sauf qu’Haïti il y a quinze jours, c’’était déjà l’un des endroits les plus pauvres du monde, avec une paix civile précaire et des conditions de vie terribles. Plutôt que de reconstruire Haïti, il faudrait la construire tout court. Et vite, et bien, et en silence.
Et ne pas profiter d’un drame que personne ne pouvait empêcher pour oublier toute forme d’annonces pénibles comme la mort de trois soldats français en Afghanistan cette semaine ou encore le fait que malgré les aides énormes consenties à l’industrie automobile, cela n’empêchera pas les entreprises de continuer à délocaliser en toute impunité leur production.
Enfin, la routine quoi.
dimanche 3 janvier 2010
Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 3 janvier 2009
Cette semaine, comme la chronique actu n'est pas associale, elle vous souhaite une bonne année. Néanmoins, à tous ceux qui ont enterré 2009 avec joie en se disant que 2010 ne pourrait pas être pire, nous leur devons une mise en garde : ça peut toujours être pire !
D'abord, à moins qu'un sympathique italien ne se jette sur lui à l'image du pape ou de Silvio Berlsuconi, Nicolas Sarkozy sera président pendant les 365 jours de 2010. Les chômeurs ont donc fort peu de chances de retrouver du travail étant donné la suppression progressive de toutes les entreprises. Un certain nombre de pas-logés-du-tout devraient périr dans les rigoureuses neiges des trottoirs des grandes villes.
D'ailleurs pour preuve, 2010 prend le chemin des années précédentes. La course du Dakar n'avait pas fait 10 bornes qu'elle comptait déjà son premier mort. Pas deux jours passés non plus sans que l'Alsace ne revendique son statut de capitale de Noël et du Faits-divers. C'est ainsi qu'à Haguenau un père de fille vient d'égorger ses trois fillettes, dans la plus pure tradition de Noël dans l'est.
Alors qu'est-ce qu'on peut faire ? Concrètement pas grand-chose d'après notre horoscope. On peut par exemple acheter un vaccin contre la grippe A à l'Etat français, histoire de soutenir le budget de la recherche. On peut déneiger devant sa porte car rappelons-le à ceux qui viennent d'enterrer le col du fémur de leur grand-mère, chacun est responsable du trottoir devant chez lui, et également du sdf qui l'habite. On peut poser des bombes, défigurer des personnalités, faire du compost d'appartement ou éteindre les lumières.
On peut aussi serrer les dents et prendre sur soi, un minimum. Dominique Baudis peut fermer sa gueule car non, attendre plusieurs heures dans l'Eurostar, ce n'est pas très grave. Surtout quand on apprend qu'une collision ferroviaire vient de faire plusieurs morts en Turquie. Et non la véritable place de l'armée française n'est pas sur le territoire national à déneiger sous les roues des 500 000 connards qui partent aux sports d'hiver. Car ceux-là peuvent s'acheter des pneus neige, une solution qui n'est pas de nature à régler l'oppression des talibans sur le peuple afghan, ni suffisante pour retrouver les journalistes enlevés à Nijrab.
Et alors que 2009, année de la crise, s'achève, on découvre avec intérêt que les pauvres Français surendettés n'ont jamais autant consommé. On n'a jamais vendu autant de voiture, de places de cinémas, de jouets, de forfaits de remontées mécaniques. Comprenne qui pourra. Alors en 2010, on peut décider individuellement d'être moins con, c'est un pari sur l'avenir.
D'abord, à moins qu'un sympathique italien ne se jette sur lui à l'image du pape ou de Silvio Berlsuconi, Nicolas Sarkozy sera président pendant les 365 jours de 2010. Les chômeurs ont donc fort peu de chances de retrouver du travail étant donné la suppression progressive de toutes les entreprises. Un certain nombre de pas-logés-du-tout devraient périr dans les rigoureuses neiges des trottoirs des grandes villes.
D'ailleurs pour preuve, 2010 prend le chemin des années précédentes. La course du Dakar n'avait pas fait 10 bornes qu'elle comptait déjà son premier mort. Pas deux jours passés non plus sans que l'Alsace ne revendique son statut de capitale de Noël et du Faits-divers. C'est ainsi qu'à Haguenau un père de fille vient d'égorger ses trois fillettes, dans la plus pure tradition de Noël dans l'est.
Alors qu'est-ce qu'on peut faire ? Concrètement pas grand-chose d'après notre horoscope. On peut par exemple acheter un vaccin contre la grippe A à l'Etat français, histoire de soutenir le budget de la recherche. On peut déneiger devant sa porte car rappelons-le à ceux qui viennent d'enterrer le col du fémur de leur grand-mère, chacun est responsable du trottoir devant chez lui, et également du sdf qui l'habite. On peut poser des bombes, défigurer des personnalités, faire du compost d'appartement ou éteindre les lumières.
On peut aussi serrer les dents et prendre sur soi, un minimum. Dominique Baudis peut fermer sa gueule car non, attendre plusieurs heures dans l'Eurostar, ce n'est pas très grave. Surtout quand on apprend qu'une collision ferroviaire vient de faire plusieurs morts en Turquie. Et non la véritable place de l'armée française n'est pas sur le territoire national à déneiger sous les roues des 500 000 connards qui partent aux sports d'hiver. Car ceux-là peuvent s'acheter des pneus neige, une solution qui n'est pas de nature à régler l'oppression des talibans sur le peuple afghan, ni suffisante pour retrouver les journalistes enlevés à Nijrab.
Et alors que 2009, année de la crise, s'achève, on découvre avec intérêt que les pauvres Français surendettés n'ont jamais autant consommé. On n'a jamais vendu autant de voiture, de places de cinémas, de jouets, de forfaits de remontées mécaniques. Comprenne qui pourra. Alors en 2010, on peut décider individuellement d'être moins con, c'est un pari sur l'avenir.
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