Tous ceux qui ont la télé, la radio, un ami ou qui sont tout simplement sortis dans la rue ces six derniers mois ne peuvent l'ignorer : tout se jouera à Copenhague. Dans une ville où rien ne se joue jamais, à part des versions pornos de La petite sirène, c'est plutôt une bonne nouvelle. Mais gare à la grande déception ! Car dès demain à Berlin, c'est au pied du mur qu'on verra le Teuton, bien placé pour dire que niveau espoir d'un monde meilleur, il vaut mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Mais en dépit des signes évidents qui nous ramènent à la cruelle réalité du monde, ils sont des millions, infusés à la camomille, à croire que José Bové a une solution pour lutter contre la crise.
Des milliers à avoir acquis un tee-shirt à l'effigie de Tony Musulin. Le convoyeur de fonds dont le nom le prédestinait tout de même à la célébrité, est devenu le Robin des bois vengeur de la crise. A la différence notable que Robin des Bois construisit sa légende sur la redistribution. A l'heure actuelle, Tony Musulin n'a toujours pas contacté les Restos du cœur. La piste de l'escroc pure et simple semble donc la plus probable.
En France, nous sommes des millions à croire que la grippe A ne passera pas. Et presque autant à se convaincre que le vaccin a été élaboré par des méchants laboratoires pharmaceutiques en cheville avec un gouvernement libéral qui veut que des millions de personnes meurent suite l'injection de ce poison liquide, concocté dans des usines chinoises par des enfants bourrés. D'ailleurs, quand l'Ukraine et la Roumanie demandent l'aide de la communauté internationale c'est uniquement pour justifier leur statut de boulets de pays de l'est.
Oui vraiment, les Français sont bien naïfs. Et ils ne sont pas les seuls. Car à travers le monde, les texans voient Staline en Barack Obama, les Italiens se battent pour le port du crucifix et les Japonais ont suicidé leur pays à force de racisme et de préférence nationale.
On est donc impatients de voir les grandes nations mondiales prodiguer leur leçon aux nations dites émergentes, celles qui savent encore faire des enfants et connaissent une croissance économique record. Oui, il n'y a pas de doute, tout se jouera à Copenhague.
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