dimanche 7 juin 2009

Chronique Actu de Monique Leroux Brochard du dimanche 7 juin 2009

Nous pouvons désormais l’affirmer : Barack Obama n’a pas été tué en Normandie, ni à Paris où il a mangé ses huîtres, ni lors de son ennuyeuse visite de Notre-Dame. Non Barack Obama a repris la route des Etats-Unis sain et sauf pour le plus grand soulagement de toutes les polices de France. Pour le plus grand soulagement également des commerçants, éternels victimes des puissants, dont le cœur s’est déchiré à l’annonce du ralentissement provisoire de leurs affaires – au moins deux heures ! Ne resteront que les fantasmes des ménagères et les commentaires acerbes de quelques contribuables français inspirés, lesquels ont cru bon de s’élever contre le montant de la facture de cette visite. En parlant de facture, on aimerait leur envoyer celle du Débarquement, notoirement plus élevée. D’autre part, à l’heure où l’on annonce la dernière commémoration du 6-juin, rappelons-nous qu’avant l’élection d’Obama, à l’exception des réfugiés politiques et de quelques réalisateurs d’origine italienne, les vétérans étaient les seuls Américains tolérables.
Et pour les grands esprits croyant inventer la poudre en nous disant que les commémorations c’est de la merde, rappelons-nous qu’il y a un tas de trucs plus cons à faire que se souvenir du débarquement. Comme par exemple assister à une soirée organisée par les Guetta, faite une grève de la faim pour sauver les croquettes de poisson, acheter des tests de paternité sur internet, faire des performances avec des sacs poubelle et de la fécule de pomme de terre ou encore ne pas aller voter aux Européennes pasquesaseràrien. Sur ce dernier point évidemment, il faut faire preuve de motivation mais étant donnée la piètre image des gouvernements européens à l’heure actuelle, il est rassurant de savoir que des gens travaillent vraiment à Bruxelles. Car pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy achète des montres, Carla Bruni-Sarkozy vend une photo d’elle à poil aux enchères. Photo qui s’est assez mal vendue du reste, mais il faut être déviant pour s’astiquer la nouille en pensant à elle en ce moment ! Silvio Berlusconi croit également que son rôle de chef du gouvernement consiste dans le fait de photographier son vieux cul fripé et malodorant au milieu de putes de moyenne classe. Ce qui continue à faire triper au moins la moitié des Italiens au moins.
Bref, dans un contexte tragique pour les uns, minable pour les autres, les vacances d’été se profilent, avec leur lot de vague à l’âme et de mycoses. Et le plus sûr moyen de partir en vacances cette année est d’aller voir la mer avec le Secours catholique. Et de nous envoyer une carte postale.