lundi 19 janvier 2009

Chronique actu de la dernière avant les vacances

L'année dernière, à la même époque, des gens pensaient encore que Nicolas Sarkoy ne serait pas président de la république. Ils partaient en vacances insousciants, écraser des mégots dans le sable sans que Nicolas Hulot ne vienne leur casser les couilles. Ils savouraient en bikini le fait que des gens soient morts pour qu'ils bénéficient de congés payés, ils bronzaient sans crainte en se disant qu'en cas de brûlure au second degré, il pourraient se faire soigner gratuitement à l'hôpital du coin. Pourtant, déjà, dans l'ombre des cabines de plage, de jeunes militants à petits cols et coiffures à vague les attendaient pour leur dire que pour Nicolas Sarkozy, une voix vaut bien une paire de tongs UMP. Bluffés par tant de générosité, les mêmes allaient voter en masse quelques mois plus tard pour l'ami des gens qui se lèvent le matin.
Aujourd'hui, les vacances sont interdites pour qui ne gagne pas de quoi faire un « barbeuc » avec Vincent Bolloré. Cet été, Nicolas Sarkozy s'amusera de manière décomplexée, avec ses amis Enrico Macias et Mireille Mathieu. Pendant ce temps-là, les gros enculés de feignasses de pauvres devront rester au travail et trouver le moyen de rapporter un peu plus d'argent à la société, sous prétexte d'être exécutés.
Pour les pas vraiment pauvres qui n'auraient pas voté Nicolas Sarkozy, une solution alternative est envisagée : faire une bonne action. Comme par exemple, emmener Jean-Marie Le Pen à la mer, trouver des occupations saines à Ségolène Royal, ou encore dire à François Bayrou qu'il est poulaire. Pour les plus motivés, il est également possible de refondre le CPNT ou d'adhérer au parti communiste.
Pour tous, les aventures de Nicolas Sarkozy seront visibles du soir au matin sur toutes les chaînes de télévision. Dans les prochains épisodes à ne pas manquer, on pourra voir :
- Nicolas Sarkozy en Pologne, ou l'histoire d'amour naissante entre deux présidents qui ont tant de choses en commun,
- Nicolas Sarkozy en Irak qui ira défendre la justice décomplexée des Irakiens qui s'apprêtent à pendre un proche de Saddam Hussein sans autre forme de procès,
- et surtout l'inédit Nicolas Sarkozy en Colombie où le petit homme viendra savourer son triomphe d'avoir fait libérer Ingrid Bettancourt, négligeant bien entendu le fait qu'en dépit des tous les prisonniers libérés, elle n'est toujours pas en liberté.

Au moins, avant Sarko, on savait que si Ingrid Bettancourt était toujours captive, elle était en vie. Ce qui n'est même plus sûr aujourd'hui. Merci Sarkozy.

Monique Leroux-Brochard

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