Cette semaine, le monde entier est Barack Obama.
Ségolène Royal est Barack Obama. Elle lève les bras et hurle fraternité et les socialistes, qui n'en sont pas une veste près, prévoient de l'élire à la tête de leur parti.
Nicolas Sarkozy est Barack Obama. Et de nous seriner l'histoire du petit juif hongrois parti de rien et arrivé à la tête d'un Etat tellement décomplexé qu'il organise ses assises de l'immigration à Vichy, car il faut bien tourner la page et dire ce qui est : certains n'avaient pas complètement tort.
La Sncf est Barack Obama car tout le monde lui en veut et essaie de la saboter, mais elle tient bon. Le Téléthon s'apprête à nous pomper l'air une fois de plus. Ses organisateurs s'apprêtent à révéler que Barack Obama est myopathe pour s'en foutre un peu plus plein les fouilles.
Les sous-marins nucléaires russes s'autosabotent, les Egyptiens expulsent la famille Ben Laden. L'Iran serait prête à revendre ses armes nucléaires pour un euro symbolique au profit des orphelins de la police. L'Indonésie plombe des islamistes dans un rituel de pacification. Le monde entier rivalise de bonne volonté pour montrer à Barack Obama qu'il est gentil et que dorénavant, tout le monde aime bien les Américains. A part quelques mauvais coucheurs israëliens qui flippent de devoir botter le cul de leurs colons, les habitants du monde ont le sourire aux lèvres et le coeur léger. Les texans ont fait provision d'armes à feu avant l'élection présidentielle avant que leur pays ne plonge dans une dérive communiste qui les obligerait entre autres à avoir une couverture maladie universelle. Même Georges Bush est content car il a enfin compris ce que tout le monde lui reprochait : de ne pas être noir. En-dehors de ça tout va bien.
La leçon du jour, c'est que contrairement à toutes attentes, il paraît que Dieu existe. Et évidemment, il est américain !
Monique Leroux-Brochard