C'est sur un drame de l'hygiène bucco-dentaire que s'ouvre l'actualité de la semaine. Suite au suicide d'un enseignant accusé d'avoir mis son poing dans la figure de l'un de ses élèves, l'enquête a finalement établi qu'en guise de blessure sanguinolente, le jeune garçon avait un chicot pourri qui s'est mis à saigner spontanément. Comme quoi, contrairement à ce qu'affirme une certaine pub, ça existe encore les enfants qui ont mal aux dents. Et ça fout même une sacrée merde... Une sacrée merde, c'est aussi ce qu'a généré l'affaire Strauss-Khan dont les trempages de biscuit intempestifs ont bien failli mettre en péril le Fonds Monétaire International. Le pachyderme concupiscent a néanmoins été blanchi des accusations de conflit d'intérêts portées contre lui et est reparti auprès de sa femme des années 80 la queue entre les jambes et... les bourses en déroute à l'image du marché mondial qui continue tranquillement à plonger. Comme quoi, ce sont de bien petites choses qui provoquent de grandes réactions en chaîne et ce n'est pas Jérôme Kerviel qui dira le contraire.
Les sujets favoris des Français ont également connu de la nouveauté cette semaine. Ainsi, la crise ne fait pas que des malheureux puisque pendant que l'immobilier se casse la figure, les prix de l'essence devraient prochainement baisser. Quand on ne travaille pas chez La Redoute, on a donc des raisons de se réjouir.
On a aussi des raisons de se réjouir quand on a voté Nicolas Sarkozy car oui, il est bel et bien partout, se faisant passer pour le sauveur de l'économie mondiale, pour le redresseur de torts de la finance pourrie et le planche de salut de l'Europe. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy, c'est vraiment un chic type. Grâce à lui, les Français ont dormi une heure de plus aujourd'hui. Ne surtout pas dire que ça fait des années qu'on change d'heure, c'est grâce à Sarkozy on vous dit !
Monique Leroux-Brochard
dimanche 26 octobre 2008
dimanche 12 octobre 2008
Chronique actu du dimanche 12 octobre 2008
Cette semaine, ça sent la merde mouillée dans le portefeuille des petits actionnaires. C'est la crise mesdames et messieurs. Pas celle qui alimente les conversations chez le boucher, pas celle qui vous fait perdre du temps à la caisse chez Carrefour, pas non plus un mauvais film français des années 90, non la crise la vraie ! Celle qui ce qui devait arriver arriva, celle qui sème le vent récolte la tempête, celle-là...
Si vous êtes un auditeur de Radio Chacal lambda, pauvre mal nutri et à découvert, ne vous inquiétez pas et serrez les fesses, ça va passer... Tout au plus, profitez-en pour vous moquer ouvertement de votre oncle sarkozyste qui vous cassait les couilles avec la croissance islandaise et le modèle scandinave. Car le petit pays du sauna est à deux moufles de se déclarer en faillite, le champion de l'investissement boursier n'a plus que ses geysers pour pleurer, ce qui n'est déjà pas si mal.
Si vous avez en revanche confié vos modestes milliers d'euros d'économie à la bourse, si vous avez des actions pétrolières ou autres, alors là oui, vous pouvez vous faire stériliser, renoncer à devenir une deuxième fois propriétaire, diviser votre capital par deux. Oui il y a des raisons de se jeter par la fenêtre et si en plus vous êtes un supporter de l'équipe de France, vous pouvez carrément composer un requiem.
Car le monde est sans pitié pour les aventuriers à la petite semaine, les classes moyennes et les boursicoteurs. Le monde est décidément bien manichéen qui ne vous ouvre que deux perspectives : la très pauvre attitude et la très riche. Si vous avez la très pauvre attitude c'est simple. Vous vivez en-dessous du seuil de pauvreté, vous êtes un peu sale, vous vous tuez à petit feu en mangeant des ersatz de Canigou. Vous ne mangez pas cinq fruits et légumes frais par jour ( ni pourris d'ailleurs ) mais vous avez un écran plat parce que faut quand même pas déconner. Vous rêvez d'un monde meilleur où chacun aurait une playstation 3 et un plan d'épargne-logement. Du coup vous votez Olivier Besancenot parce que c'est cool.
Si vous avez la très riche attitude, vous êtes futile et con, vous allez emmerder les cosmonautes en vous payant des vols dans l'espace, vous avez dix écrans plats mais vous trouvez que la vie n'a pas de sens. Vous avez voté Sarkozy mais nous ne comprenez pas ce qui a bien pu se passer pour que les pauvres soient encore si voyants et les chômeurs si inactifs.
Si vous voulez malgré tout vous situer entre ces deux attitudes, vous êtes légitimement perdus. Vous voulez être solidaire et écolos mais quand on vous annonce que l'on nationalise les pertes, vous vous demandez pourquoi on capitalise les profits ( enfin avec vos mots à vous bien sûr ) . Vous avez la désagréable impression de vous être fait mettre jusqu'à la garde.
Et vous avez raison.
Monique Leroux-Brochard
Si vous êtes un auditeur de Radio Chacal lambda, pauvre mal nutri et à découvert, ne vous inquiétez pas et serrez les fesses, ça va passer... Tout au plus, profitez-en pour vous moquer ouvertement de votre oncle sarkozyste qui vous cassait les couilles avec la croissance islandaise et le modèle scandinave. Car le petit pays du sauna est à deux moufles de se déclarer en faillite, le champion de l'investissement boursier n'a plus que ses geysers pour pleurer, ce qui n'est déjà pas si mal.
Si vous avez en revanche confié vos modestes milliers d'euros d'économie à la bourse, si vous avez des actions pétrolières ou autres, alors là oui, vous pouvez vous faire stériliser, renoncer à devenir une deuxième fois propriétaire, diviser votre capital par deux. Oui il y a des raisons de se jeter par la fenêtre et si en plus vous êtes un supporter de l'équipe de France, vous pouvez carrément composer un requiem.
Car le monde est sans pitié pour les aventuriers à la petite semaine, les classes moyennes et les boursicoteurs. Le monde est décidément bien manichéen qui ne vous ouvre que deux perspectives : la très pauvre attitude et la très riche. Si vous avez la très pauvre attitude c'est simple. Vous vivez en-dessous du seuil de pauvreté, vous êtes un peu sale, vous vous tuez à petit feu en mangeant des ersatz de Canigou. Vous ne mangez pas cinq fruits et légumes frais par jour ( ni pourris d'ailleurs ) mais vous avez un écran plat parce que faut quand même pas déconner. Vous rêvez d'un monde meilleur où chacun aurait une playstation 3 et un plan d'épargne-logement. Du coup vous votez Olivier Besancenot parce que c'est cool.
Si vous avez la très riche attitude, vous êtes futile et con, vous allez emmerder les cosmonautes en vous payant des vols dans l'espace, vous avez dix écrans plats mais vous trouvez que la vie n'a pas de sens. Vous avez voté Sarkozy mais nous ne comprenez pas ce qui a bien pu se passer pour que les pauvres soient encore si voyants et les chômeurs si inactifs.
Si vous voulez malgré tout vous situer entre ces deux attitudes, vous êtes légitimement perdus. Vous voulez être solidaire et écolos mais quand on vous annonce que l'on nationalise les pertes, vous vous demandez pourquoi on capitalise les profits ( enfin avec vos mots à vous bien sûr ) . Vous avez la désagréable impression de vous être fait mettre jusqu'à la garde.
Et vous avez raison.
Monique Leroux-Brochard
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