dimanche 26 novembre 2006

Chronique actu du dimanche 26 novembre 2006

Tous l'avaient vu venir, Ségolène Royal est la candidate du parti socialiste. La nouvelle Christine Boutin est donc investie de la difficile étiquette de présidentiable et tout le monde l'appelle par son petit nom, sachant qu'aujourd'hui ne pas appeler les membres du gouvernement ma couille en leur tapant sur l'épaule,c'est refuser le progrès. Après Le Pen - Chirac, voici donc un deuxième tour Sarkozy-Royal qui n'a rien a envier au premier. Et l'oie du Périgord d'abreuver tout le monde de douteuses affirmations, prouvant chaque jour que même les socialistes savent être de droite quand il le faut. Ainsi, les profs devront travailler 35 heures par semaine, sachant qu'actuellement ils en travaillent deux à peine et passent le plus clair de leur temps à dépenser leur énorme rente en achetant des CD à la Fnac. Les enseignants devront donc rester dix heures par jour dans l'établissement et ce pour se tenir à disposition des buralistes et autres vendeurs de téléphone portable qui non contents de mettre au monde des dégénérés qui ne voient pas plus loin que le bout de la galerie marchande de Carrefour, souhaitent casser la gueule et les couilles des profs en toute tranquillité à la fin de leur journée de travail.
Une riche idée qui devrait plaire aux charcutiers et autres assureurs, dépositaire du savoir national, et qui ont bien compris depuis des années que derrière chaque fonctionnaire qui ne serait pas un flic, se cache un être immonde profiteur et incompétent. De fait, pourquoi se faire chier à envoyer ses enfants à l'école, aller voir des spectacles ou bien se faire soigner quand on pourrait passer notre vie à briquer des bagnoles assurées contre les attentats ou boire de l'Actimel en regardant la Star Academy ? Pendant donc que l'égérie des militaires fait son cinéma, Nicolas Sarkozy continue à jouer à Risk sur nos têtes, faisant une fois de plus ses choux gras de l'élimination d'un supporter du PSG par un policier à la gâchette facile. Rien qui ne nous intéresse vraiment du coup. Le chef de la gestapo annonce fièrement qu'il va prôner la politique de la tribune vide. Une mesure d'une naïveté telle qu'elle le rendrait bien sympathique. De fait, entre l'Etat français d'un côté, TF1 et la Fifa de l'autre, on est curieux de savoir enfin qui est la patron.
En tous les cas, les français peuvent dormir sur leurs deux oreilles, la révolution n'est pas près d'arriver.

Monique Leroux-Brochard

dimanche 1 octobre 2006

Chronique actu du dimanche 1er octobre 2006

Ca y est c'est reparti, la grande année du charclage électoral peut commencer. Les militants socialistes sont tous à leurs manettes pour envoyer par SMS le nom de celui qui les représentera dans la grande finale contre Sarkozy, d'ores et déjà le chouchou du public. Trois candidats sont pour l'instant en lice. Une intégriste de la famille, un dealer de sang contaminé et un mafioso à cigare. C'est sûr il faut du panache pour concurrencer la petite teigne ventripotente.
On se demande bien qui succèdera au grand Jacques Chirac, qui saura aussi bien que lui porte le collier de fleurs hawaïen, boire du rosé en mangeant du poulet avec les doigts, se faire photographier en caleçon devant sa fenêtre, bref être cool. Car du fun et du groove, il en faudra au nouveau président pour représenter la France dans le grand bordel organisé par le rancher de la Maison-Blanche.
Il lui faudra calmer les ardeurs des israëliens qui après avoir décimé le Liban sans capturer un joueur de bonneteau, prétendent se retirer tout en continuant à survoler le pays. Quand on connaît la myopie légendaire de Tsahal qui a la fâcheuse habitude de confondre des petites filles qui rentrent de l'école avec des ayatollahs, il y a de quoi flipper. Le nouveau chef de l'état, s'il est socialiste, ira sûrement manger du guacamole diplomatique en Amérique du sud où après avoir fait tripé les fans de Manu Chao avec leurs nouvelles républiques socialistes, les dirigeants font n'importe quoi. A commencer par le grand Chavez qui conçoit comme une priorité d'imposer une dictature présidentielle, considérant qu'il n' a pas d'autres gamins qui sniffent de la colle à fouetter.
En revanche, la situation européenne devrait être calme, puisque déchargé des tutelles internationales ou juste communistes, l'Europe de l'est qui commence à Starsbourg fait n'importe quoi dans son coin. La Pologne traque les homosexuels pour les castrer tandis que le premier ministre le plus vulgaire de l'Histoire du monde met la Hongrie à feu et à sang pour avoir déclaré : « On s'est bien foutu de votre gueule pendant des années. Putain de bordel de merde. » Des insanités qui ont tout de suite mis en rage les supporters de foot d'extrême-droite qui n'ont pourtant pas écrit le dictionnaire.
Pendant ce temps-là, en Thaïlande, les militaires ont la gâchette facile et les affrontements font rage. Tout cela dans une indifférence générale, on aurait pourtant espéré une réaction du lobby de la chaude-pisse qui a des parts importantes dans les salons de coiffure de Bangkok.
Eh oui, des enfants meurent, se prostituent ou regardent la télé, des militaires tirent sur des cibles potentielles et le candidat de la Nouvelle Star fait un régime, tout cela sous le regard attendri de Georges Bush qui se gratte le cul. Y a pas à dire, le monde c'est bien.

Monique Leroux-Brochard